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Yann Eliès : « Réussir à négocier les grains et la zone de transition à venir au mieux »

Alors qu’il se trouve à environ 450 milles dans l’ouest de l’archipel du Cap Vert et évolue toujours dans les alizés, Yann Eliès compose avec des grains, ce mardi. Si la situation n’est pas simple, elle va toutefois se corser encore un peu plus dans les prochaines 24 heures lorsqu’il va aborder le sud-ouest de l’anticyclone des Açores. Dès lors, le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir se retrouvera dans une zone de transition particulièrement perturbée, avec notamment du vent très instable en direction. Tout le jeu consistera alors à trouver le meilleur compromis entre route en plus et écarts de pression, mais dans tous les cas, il faudra mettre pas mal de nord dans sa trajectoire avant de refaire cap à l’ouest.

Yann Elies, skipper du monocoque Imoca Queguiner-Leucemie Espoir, en entrainement en solitaire avant le depart du Vendee Globe - le 12/10/2016
© Alexis Courcoux

Comment ça va aujourd’hui ?
« Il n’y a pas beaucoup de vent. Je suis d’ailleurs repassé sous J1. Je me rapproche de l’espèce de front qui talonne Jean-Pierre Dick et je n’ai pas d’autre choix que de slalomer entre les grains tout en espérant que ça distribue pareil pour Jean (Le Cam) et pour moi ou que s’il y en a un des deux qui connais un peu moins de réussite, ce ne soit pas moi… »


Surtout que ça ne va pas s’arranger tout de suite…
« Exact. Nous arrivons dans une zone de transition un peu foireuse avec le contournement de l’anticyclone. Le hic, c’est qu’elle avance avec nous et que ça risque donc de durer un moment. En attendant, il faut prendre ce qu’il y a à prendre et essayer de négocier au mieux les grains mais ce n’est pas simple de savoir comment aborder ces gros nuages. »


Il semble que Jean-Pierre Dick soit dans une situation encore plus délicate que Jean et vous…
« C’est le cas. Je n’ai pas refait tourner de routages aujourd’hui mais sur ceux que j’avais lancés il y a 48 heures, j’avais remarqué que Jean et moi étions effectivement susceptibles de revenir sur lui dans cette zone de transition. Et pour cause, il va buter dedans lors des deux prochains jours car s’il a failli accrocher le même système météo que Jérémie (Beyou), il se retrouve finalement planté dans le même que nous. Par conséquent, nous allons forcément le rattraper, même si c’est difficile de savoir dans quelle mesure. Reste que, comme lui, nous allons devoir faire le grand tour pour éviter la bulle anticyclonique. Cela signifie que nous allons devoir faire du nord pendant trois voire quatre jours puisque ce n’est qu’à partir de samedi prochain que nous choperons les dépressions qui nous permettront de faire de l’ouest... »