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Yann Elies et Charlie Dalin aux commandes chez les IMOCA

Leaders de la flotte des IMOCA  avec dix-neuf milles d’avance sur PRB, Yann Eliès et Charlie Dalin poursuivent leur très belle entame de course sur la Transat Jacques Vabre 2015.  Lancés à quinze noeuds de moyenne, dans un flux de Nord-Ouest de 30 à 35 noeuds, le skipper de Quéguiner -Leucémie Espoir et son co-skipper ont plongé vers le Sud et progressent actuellement à un peu moins de 400 milles de l’Archipel des Açores. Suivi de près par Vincent Riou et Sébastien Col, qui promettent de leur livrer une belle bagarre pour leur ravir la première place, Yann et Charlie vont tâcher de maintenir la cadence tout en se préservant au maximum, car une nouvelle dépression, encore plus violente que les précédentes, devrait les cueillir demain, au large du Golfe de Gascogne.

Entrainement a bord du monocoque Imoca Groupe Queguiner-Leucemie Espoir en vue de la Transat Jacques Vabre - Skipper : Yann Elies - Co_Skipper : Charlie Dalin -
© Alexis Courcoux

Premiers de la classe IMOCA, après un début de course éprouvant pour les machines comme pour les organismes, Yann Eliès et Charlie Dalin ont parfaitement géré le premier passage de front de cette Transat Jacques Vabre 2015. Leaders d’un groupe de dix bateaux, qui comme eux, ont fait le choix de progresser vers l’Ouest, avant de mettre leur clignotant au Sud, le briochin et son co-skipper essuient un nouveau passage de front, alors qu’ils progressent vers l’Archipel des Açores. «Le programme du jour, c’est 35 à 40 noeuds, et une mer encore très dure. Nous sommes au travers, ça va vite, mais ça tape !» confiait Yann à propos des conditions rencontrées en ce troisième jour de course. «A bord, ça bouge énormément. Impossible de tenir debout, il faut se déplacer à quatre pattes, et faire attention à ne pas se blesser. Manger, dormir, regarder l’ordinateur, tout est compliqué», confiait le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir, impatient d’en finir avec ces conditions, pour ôter sa combinaison humide, et s’accorder un petit brin de toilette.

Pas le temps pour les classements
Difficile donc, de mettre le nez sur les classements, pour surveiller ce que font les petits copains. Au point que Yann et Charlie, n’avaient pas réalisé avoir pris la tête chez les IMOCA. «Nous sommes tellement à fond, que nous n’avons pas le temps de regarder les positions des autres bateaux. Nous pensions simplement être dans le bon paquet, et nous espérions sortir en tête à un moment donné » expliquait le briochin, content d’apprendre qu’il mène les débats chez les 60 pieds. Et bien qu’il n’ait pas le temps de se préoccuper de la concurrence, Yann a eu un petit mot pour l’ensemble de la flotte : «On pense fort aux 40 pieds, car l’on sait que pour eux, ça va être encore plus long. Les Ultimes eux, doivent être tirés d’affaire, et doivent même commencer à profiter du soleil… On a une pensée particulière pour les Multi 50. On espère qu’ils vont rester à l’endroit dans ces conditions mouvementées».

Charlie s’éclate !
Il va donc falloir tenir, moralement et physiquement. Et à ce niveau là, nos deux marins ont de la ressource. A commencer par Charlie, qui, pour son baptême du feu, n’a pas froid aux yeux.  
«Charlie a fait un petit vol plané, de la table à carte, à la cloison sous le vent. Mais il ne s’est pas blessé, il pète la forme ! Il est en train de découvrir la navigation en 60 pieds, dans 30 à 40 noeuds de vent, et ça a l’air de lui plaire. Je dirai même qu’il s’éclate !»  lançait Yann amusé, en évoquant son jeune équipier. Et Charlie de confirmer : «Je me sens bien. Paradoxalement, quand ça cogne, j’ai hâte que ça faiblisse, et quand ça tombe, j’ai hâte que ça rentre à nouveau ! J’ai toujours aimé le vent fort, ce sont des conditions dans lesquelles je suis a l’aise, je me sens plutôt bien. En Figaro cet été, la deuxième étape avait été annulée en raison d’un vent trop fort, et j’étais resté sur ma faim, donc là, j’ai largement de quoi me rattraper! » Et le jeune havrais sait de quoi il parle, car si les concurrents de cette Transat Jacques Vabre n’ont pas été épargnés depuis lundi soir, la situation ne devrait pas s’améliorer avant la fin de la semaine.