Le projet

Après six années aux côtés de Yann Eliès couronnées par trois victoires sur la Solitaire du Figaro en 2012, 2013 et 2015 et une belle 5eplace sur l’édition 2016-2017 du Vendée Globe, le Groupe Quéguiner a décidé de revenir sur le circuit Figaro cette année en donnant sa chance à Tanguy Le Turquais, un jeune marin talentueux qu’il compte bien accompagner jusqu’au plus haut niveau. 

Si le Groupe Quéguiner n’a pas souhaité se lancer sur une 2ecampagne de Vendée Globe aux côtés de Yann Eliès, la chaîne d’agences spécialisée en matériaux de construction n’a pas pour autant décidé d’affaler les voiles et de mettre un terme à son engagement dans le milieu, qui lui permet de communiquer en externe et de développer sa notoriété, tout en fédérant l’interne. « La voile est un sport sain qui véhicule de belles valeurs telles que le dépassement de soi. On a passé de très bons moments avec Yann, et on ne se voyait pas arrêter. L’arrivée du Figaro 3 nous a décidé à revenir sur le circuit avec un nouveau projet », explique Bertrand Quéguiner, le responsable du projet voile au sein du groupe éponyme.

Après avoir lancé un appel à candidature au printemps dernier, le groupe finistérien, basé à Landivisiau, a porté son choix sur l’ancien Ministe Tanguy Le Turquais, « un bon communiquant sympathique et un bon sportif, qui partage les valeurs du Groupe», avec qui il a signé un partenariat d’un an renouvelable. « Notre ambition commune est de progresser au fur et à mesure et d’espérer faire un jour un super résultat », souligne Bertrand Quéguiner. 

Pour Tanguy Le Turquais, ce partenariat avec un Groupe qu’il affectionne marque une nouvelle étape dans sa jeune carrière de Figariste. « Je m’étais déjà attaché au Groupe Quéguiner à l’époque de Yann Eliès, car il accordait beaucoup d’importance au projet voile et mettait beaucoup d’enthousiasme dans la réalisation de ses projets. Je me disais que c’était incroyable d’avoir un tel partenaire. C’est vraiment génial d’avoir été choisi, surtout que certains candidats avaient un plus beau palmarès que moi », se réjouit le skipper vannetais, qui a hâte d’écrire une belle histoire avec son nouveau partenaire. 

« Je suis ravi d’attaquer un nouveau projet. Je ne sais pas si je réussirai à faire aussi bien que Yann, qui a mis la barre très haut avec ses trois victoires sur la Solitaire du Figaro. Il va falloir beaucoup travailler. Mais en tous cas, son parcours est une grosse source d’inspiration pour moi. Le chemin est tracé », confie celui qui ambitionne d’inscrire un jour son nom au palmarès de la « reine des courses au large », dont il prendra le départ pour la 3efois cette année. « La victoire est un objectif à terme, mais qui n’est pas réalisable tout de suite. Les compteurs sont remis à zéro cette année, avec un nouveau bateau, un nouveau plateau et des anciens vainqueurs qui reviennent. Difficile de faire des pronostics. Mon objectif est d’être dans les cinq ou dix dans deux ans, et de faire partie des animateurs de la classe dès cette année. J’ai la chance d’avoir un budget et le temps de pouvoir mettre les choses en place », conclue-t-il. 

Ensemble, ils participeront à l’ensemble des courses inscrites au calendrier du Championnat de France Elite de Course au Large en 2019, qui comprend cette année deux courses en double : la Sardinha Cup (25 mars au 14 avril) et le Tour de Bretagne à la Voile (1erau 14 septembre), et quatre en solitaire : la Solo Maître Coq (26 avril au 5 mai), la Solitaire URGO Le Figaro (27 mai au 30 juin) et la Douarnenez – Horta (21 juillet au 18 août). Un beau programme en perspective.