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Changement radical à venir

Tanguy Le Turquais, skipper du Figaro Beneteau 3 Queguiner - saison 2019 - En mer le 13/03/2019
© Alexis Courcoux

Ces dernières 24 heures ont été longues et laborieuses pour Tanguy Le Turquais et les 46 autres marins de la 50e Solitaire Urgo Le Figaro qui ont dû composer avec de touts petits airs évanescents, la faute à une dorsale plantée sur leur route. Un axe de hautes pressions qui a largement semé la zizanie et brassé la flotte à maintes reprises, en témoigne la valse des classements observée depuis hier. Henri Leménicier, bizuth de son état, a toutefois clairement réalisé un joli coup en choisissant d’aller à la côte au niveau de Noirmoutier. C’est lui, à la surprise générale, qui pointe en tête, ce mardi, avec une avance de plus de 16 milles sur son poursuivant le plus proche. Alors le Brestois serait-il en train de réaliser le hold-up de l’année ? Rien n’est moins sûr il car reste encore 340 milles à parcourir, une dépression à encaisser (des vents de plus de 30 nœuds sont prévus) à partir de la mi-journée, mais aussi des choix importants à faire, en particulier sur la manière de négocier le passage de la pointe Bretagne. Embouquer le raz de Sein ou non ? Telle est la question du jour pour le skipper de Quéguiner – Kayak et les autres. La réponse sera donnée dans l’après-midi. En attendant, de trancher, il faut cravacher pour avancer. Tanguy, qui a lourdement payé son choix de passer sur le vent de l’île d’Yeu, et par ricochet celui de passer sous Belle-Ile, le sait : la course se joue au temps et le but est donc d’en concéder le moins possible à la concurrence d’ici à l’arrivée à Kinsale. Pour l’heure, il occupe le 39e place et cumule 38 milles de retard sur le leader. C’est un peu plus qu’Alain Gautier (35) et un peu moins qu’Armel Le Cléac’h (42) qui ont, eux aussi, fait des choix malheureux ces dernières heures. Reste qu’on le sait, ces deux-là, pas plus que le Vannetais, sont du genre à baisser les bras. Go Tanguy !