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Dans le coup !

Dimanche 16 juin,  la Solitaire Urgo Le Figaro 2019, Roscoff. Départ étape 3
© Yvan Zedda

Partis hier après-midi de Roscoff, après un rappel général et un parcours spectacle effectué en baie de Morlaix, Tanguy Le Turquais et les autres concurrents de la Solitaire Urgo Le Figaro ont entamé les 450 milles de la troisième étape propulsés par une brise de sud-ouest d’une quinzaine de nœuds. Une brise qui s’est, comme on s’y attendait, vite essoufflée dans la soirée et qui a corsé la donne pour les Figaristes lorsque le courant s’est inversé et s’est retrouvé dans leur nez. Opter pour le large ou s’abriter à terre ? Chacun a fait ses choix. « Ça a bien joué au passage de Bréhat. Je ne m’en suis pas trop mal sorti. Les gars qui étaient restés à la côte s’en sont un peu mieux tirés que moi mais ils ne sont pas trop loin. Pour l’instant, ce n’est pas trop mal. Je me suis un peu retrouvé là malgré moi, le vent nous a un peu placés comme il pouvait. C’était vraiment aléatoire en début de soirée », a commenté le skipper de Quéguiner – Kayak, tôt ce matin à la vacation officielle, peu après avoir enroulé la marque de Videcoq, au large de Granville. « Très vite, j’ai voulu faire de l’Est, c’est ce qui m’a permis d’être devant le petit paquet qui est devant moi. Je me retrouve sur une route intermédiaire, même si j’aurais préféré être en dessous comme Alexis (Loison). Mais je pense que ça va fonctionner comme ça aussi », a ajouté le Vannetais qui est parfaitement dans le match et pointe en 10e position ce lundi matin, sur une route similaire à celle de Yoann Richomme, l’actuel leader au classement provisoire de l’épreuve. « Il y a beaucoup d’algues, surtout quand on est contre le courant. J’ai fait une bonne dizaine de marche-arrières. Mais c’est pour tout le monde pareil. Donc ce n’est pas très grave. C’est assez tranquille, pour l’instant, mais le vent bouge beaucoup. Je suis en mode compas sur la route, il y a pas mal de régulation de voile à faire parce qu’il y a beaucoup de changements de direction de vent. Mais j’en profite aussi pour faire quelques siestes. J’ai dormi presque 1/2h depuis le début du bord, c’est quand même pas mal, car je pense que sur le prochain, on ne pourra pas dormir beaucoup », a détaillé Tanguy qui progresse sous spi à 10 nœuds de moyenne en direction de l’île d’Aurigny, la prochaine marque de parcours à respecter, avant d’attaquer la traversée de la Manche. Une traversée qui risque bien d’être laborieuse, la faute à une bulle sans vent.