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On rentre (presque) à la maison !

Ce samedi, Tanguy Le Turquais et Yann Eliès ont pris le départ de la 3e étape de la Solitaire du Figaro. Un long parcours de 492 milles le long des côtes françaises, entre Dunkerque et Saint-Nazaire.

Entrainement de Tanguy Le Turquais (Figaro Groupe Queguiner - Inoveo) et de Yann Elies (Queguiner Materiaux - Fondation Leucemie Espoir) en vue de la Solitaire du Figaro 2020 - Port La Foret le 22/08/2020
© Alexis Courcoux

​Ils livrent leurs impressions : 

Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner – Innoveo) :
« J’ai le sentiment que ça va être une étape pleine de rebondissements, avec de gros écarts qui vont se créer, certains vont être très mauvais, d’autres très bons, mais à la fin, nous allons arriver tous ensemble. C’est une grosse étape, avec de nombreux passages à niveau. Ça va être important de faire de la nav’ pour bien arriver à la pointe bretonne, et peut-être que la météo va évoluer, mais aujourd’hui, la situation prévoit un gros rassemblement à la pointe bretonne. Nous allons avoir un nouveau départ au niveau du Four. Pour la suite, nous ne connaissons pas bien la météo. Il y a une grosse dépression qui se balade au large de la Bretagne et qui va probablement avoir un impact sur la suite de la course, mais aujourd’hui, nous sommes incapables de prévoir sa trajectoire.

Globalement, nous allons avoir peu de vent sur cette étape, à l’image de la 1e et de la 2e. Nous allons avoir du beau temps, pas de pluie – pour l’instant en tous cas, beaucoup de courant, certainement beaucoup d’algues et des trucs qui vont encore nous agacer dans les quillers ! De la fatigue aussi, et c’est une navigation côtière, donc c’est toujours dangereux : le risque de taper un caillou ou un pêcheur, de s’échouer, est permanent. Nous allons pouvoir dormir, mais il va vraiment falloir choisir ses moments. Nous ne pourrons pas dormir autant que sur les deux précédentes étapes. Nous risquons d’arriver assez fatigués. De toutes façons, nous serons très fatigués à l’arrivée de cette Solitaire : nous avons déjà de la fatigue accumulée, nous ne pourrons pas beaucoup dormir dans les jours à venir et les deux dernières étapes vont s’enchainer rapidement.

Finalement, nous n’aurons pas tellement d’options tranchées, qui pourront générer de gros écarts. Ça va plutôt être en accordéon, les premiers vont buter dans des zones sans beaucoup de vent, les derniers vont revenir. En gros, il va falloir être bon tout le temps et c’est bien la difficulté en Figaro : c’est obligatoire d’être bon tout le temps, tout en gérant la fatique.
»



Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) :

« La physionomie de l’étape, en dehors des conditions météo, est déjà un sacré morceau, puisque nous avons quasiment la moitié de la côte Atlantique à parcourir. C’est beaucoup de côtier, avec de nombreuses situations piégeuses, une bonne pincée d’incertitudes au niveau de la météo, notamment quand nous allons arriver sur la côte nord de la Bretagne, à partir de lundi. Là, ça va devenir extrêmement aléatoire – même si ça peut se décanter d’ici là. Nous allons recevoir un bulletin météo et il faudra être très attentif à la météo. Je pense que nous n’aurons jamais eu autant de skippers à l’écoute du bulletin météo que sur cette étape !

Il faut prendre cet acte avec philosophie et sérénité. Je ne pense que qu’il y ait beaucoup d’options, car c’est incertain et nous aurons déjà beaucoup de choses à faire dans notre périmètre, donc je ne pense que nous voudrons nous éloigner de la route.

C’est un parcours sympa, ça va mettre du jeu et je crois que je ne suis pas mauvais quand cela devient la foire, avec des transitions. En tous cas, j’ai plaisir à y aller, les conditions vont être plutôt sympas. Ce vont être 4 jours de mer à couteaux tirés, le long de la côte. Ce sera une belle bataille, il faut savourer car ce sera sympa à vivre !
»
 


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