Actualités - Yann Eliès : « Quand on prend un peu trop de risques… » - Yann Elies - Groupe Quéguiner / Leucémie Espoir

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Yann Eliès : « Quand on prend un peu trop de risques… »

Septième au classement général, à seulement dix points du premier, à l’issue des trois premières courses disputées en baie des Sables d’Olonne, lundi et mardi, Yann Eliès visait légitimement la victoire au terme de la grande étape de la 7e édition de la Solo Maître Coq. Remonté comme un coucou, bien décidé à bien faire, le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir a entamé sa course sur les chapeaux de roues, jouant dans le trio de tête et maximisant les risques. Un peu trop, manifestement, puisqu’au moment où il était en passe de s’installer aux commandes de la flotte, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro s’est échoué sur des cailloux, en voulant raser au plus près l’île de Ré. Une « boulette », qui lui coûte cher, puisqu’au-delà du fait qu’elle lui a légèrement endommagé sa monture, elle l’a également contraint à déplomber son moteur pour se sortir de la situation, écopant ainsi d’une pénalité de temps le faisant rétrograder à la 23e place de la manche… et à la 14e place au classement général. 

Yann Elies, skipper du Figaro Queguiner-Leucemie Espoir lors du depart de la grande course de la Solo Maitre Coq 2017 - Les Sables d Olonne le 27/04/2017
© Alexis Courcoux

Il y a des jours comme ça, où tout commence bien et puis d’un coup, « bam », tout s’écroule. C’est ce qu’a connu Yann Eliès, jeudi dernier, une poignée d’heures après le coup d’envoi de la grande course de la Solo Maître Coq, en l’occurrence une boucle de 260 milles au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne, via l’île de Ré, Belle-Ile et Port-Bourgenay. « J’étais en tête de la flotte ou en passe de le devenir mais il se trouve que j’ai rasé d’un peu trop près la côte de l’île de Ré et que je me suis planté sur un plateau, bêtement, à vouloir être trop joueur. Cela m’a rappelé de mauvais souvenirs de 2010, année où il m’était arrivé la même mésaventure, à ceci près que cette fois-là, je m’étais endormi », a commenté le skipper qui a, heureusement, eu les bons réflexes. « C’était la pleine marée haute, il a donc fallu que je me dégage rapidement pour ne pas risquer de rester coincé là. J’ai ainsi envoyé le spi pour faire déraper le bateau. Forcément, ça l’a un peu abîmé et il va y avoir un peu de composite à faire ces prochains jours, mais j’ai réussi à repartir et à me remobiliser malgré les émotions », a détaillé Yann, pas du genre à baisser les bras ou à abandonner à la moindre contrariété. 

Un joker de grillé, une leçon de prise

« Je n’ai cependant pas eu de bol. La météo a fait que le peloton s’est étiré par devant. Bien sûr, il y a eu quelques coups à faire mais j’ai un peu buté et je n’ai pas pu faire mieux que 14e à l’arrivée. Reste que le principal, pour moi était de finir, de continuer à me mettre dedans, et d’engranger des milles. En clair, de faire ce pour quoi j’étais venu : naviguer », a commenté le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir qui s’est, à l’arrivée, vu sanctionner par le jury pour le déplombage de son moteur. Une pénalité logique mais qui le fait rétrograder de la 14e à la 23e sur la grande course, et, du même coup, de la 7e à la 14e place au classement général de l’épreuve. « L’addition est un peu salée quand même. Disons que j’ai grillé un joker et qu’il faut mieux que ça arrive maintenant que pendant la Solitaire du Figaro. En tous les cas, c’est une bonne piqure de rappel. Ça m’aidera à me souvenir que lorsqu’on veut gagner 50 mètres, il faut bien mesurer les conséquences car lorsque l’on prend trop de risques, ça peut mal finir », a conclu Yann Eliès.